Vendredi 3 novembre 2006
J'entreprends en ce moment un fabuleux voyage intérieur pour découvrir mon moi profond et lui demander ce que je vais faire du reste de ma vie. Je me tâte, quoi. Apparement les espagnols ont des nouvelles restrictions par rapport à la pratique de donner du boulot à des étrangers sans papiers qui lui viennent leur en demander alors je traîne un peu dans ce sens là. Alors voilà, c'est voyage intérieur le plat du jour. Les possibilités penchent dangereusement pour un concours et une carrière publiques, qui m'envelopperont comme de chaudes couvertures et où j'espèrerais avoir le temps et l'énergie de pondre des dessins et courir auprès d'éditeurs quand même.
Aujourd'hui j'ai eu l'entreviste de boulot la plus excitante de ma carrière, on dirait un film d'action: ça commence bien, c'est prometteur avec l'idée de bosser de onze à sept heures du mat' comme garçon de réception (le mec à tout faire, au fait), puis ça retelephone chez toi en te faisant miroiter des lendemains qui chantent ( comme en "faire chanter quelqu'un"), tu repasses pour recevoir la proposition fantastique de commencer de suite et là... le coup de couteau dans le dos. Le sujet qui fâche: pas de papiers. Normalement ils demandent ça de suite, alors à ce moment là je m'y attendais plus. C'est bête, j'ai cru. Z'imaginez? j'aurais sûrement le temps de faire des dessins, je sais pas. de vingt-trois heures a sept heures du mat? dans un hotel quatre étoiles, en plus. j'aurais de potins, aiaiai, vous avez échappé belle...
J'essaye aussi le coup du adjudant de cuisine... oui, un autre bon a tout faire. C'est le boulot de rêve pour quelqu'un qui ne parle pas très bien la langue du coin: tu bosses tellement qui t'as pas à discuter. Quoi que les amis de Paola ne cessent pas de tisser des éloges à mon espagnol pourtant assez peu catholique... ils sont très gentils. Et Paola me supporte toujours aussi bien, je suis très content: pourtant, je ne suis pas très facille quand je manque de retours... on bosse sur nos ordis, on mange, on rigole, on dort... etc etc. Comme des vacances, sauf que en cherchant du boulot.
Souhaitez moi de la chance!
Aujourd'hui j'ai eu l'entreviste de boulot la plus excitante de ma carrière, on dirait un film d'action: ça commence bien, c'est prometteur avec l'idée de bosser de onze à sept heures du mat' comme garçon de réception (le mec à tout faire, au fait), puis ça retelephone chez toi en te faisant miroiter des lendemains qui chantent ( comme en "faire chanter quelqu'un"), tu repasses pour recevoir la proposition fantastique de commencer de suite et là... le coup de couteau dans le dos. Le sujet qui fâche: pas de papiers. Normalement ils demandent ça de suite, alors à ce moment là je m'y attendais plus. C'est bête, j'ai cru. Z'imaginez? j'aurais sûrement le temps de faire des dessins, je sais pas. de vingt-trois heures a sept heures du mat? dans un hotel quatre étoiles, en plus. j'aurais de potins, aiaiai, vous avez échappé belle...
J'essaye aussi le coup du adjudant de cuisine... oui, un autre bon a tout faire. C'est le boulot de rêve pour quelqu'un qui ne parle pas très bien la langue du coin: tu bosses tellement qui t'as pas à discuter. Quoi que les amis de Paola ne cessent pas de tisser des éloges à mon espagnol pourtant assez peu catholique... ils sont très gentils. Et Paola me supporte toujours aussi bien, je suis très content: pourtant, je ne suis pas très facille quand je manque de retours... on bosse sur nos ordis, on mange, on rigole, on dort... etc etc. Comme des vacances, sauf que en cherchant du boulot.
Souhaitez moi de la chance!

l'équipe au comptoir... lieu de rencontres fabuleuses. moi j'y trainais pas beaucoup, il faut voir le niveau du debat des pilliers de comptoir... yan a réalisé un titanesque travail de recherche d'opinion malgré lui... les résultats: Sarko va sauver la France, la peine de mort est la solution pour l'insecurité et ces salauds d'étrangers, il faudrait tous les botter dehors! Eh, beh!
et voici ma gueule, bien cachée par la qualité médiocre de ce satané appareil... je l'ai eu gratos dans un de ces appels téléphoniques... le mauvais plan de base. j'ai envoyé chier ( delicatement... après tout, moi aussi j'ai été télémarqueteur... pauvres petits) toutes les "opportunités merveilleuses pour l'ouverture de notre magazin à trifouille-les-oies un tirage au sort et votre numero de téléphone a été selectionné pour gagner des assiettes pour madame et un jeu de petanque pour monsieur, ça vous fait plaisir, non?" jusqu'au jour où la bonne femme a dit: un appareil photo numérique pour madame. alors là, j'ai craqué. et voilà le resultat.

voici un apperçu de l'invitation à mon départ, le 30 septembre... ça sera un truc genre crêpe-party, je sais pas... vu que je serais sûrement à la ramasse avec mes bagages et mon projet de BDthèque et tout ça... mais voilà... si jamais tu l'as pas reçu, c'est que ta boite mail est bondé de bordel (ce petit bijou fait quand même 8 megas...) alors fais le menage et demande-le moi!
A la base, ça devrait être une grosse fête de départ ( bien sûr, c'est facile à dire, maintenant ) mais des amis que j'adore ont décidé de me faire une fête surprise ( ce qui n'est pas aisé, vu mon esprit parano) avant... un truc de fou!
je me dépare avec une quantité halucinante de vélos garés en bas de chez moi "tiens, les amis de christophe ont des vélos... je ne savais pas" je monte les escaliers et... "eh beh, la grille est ouverte... mais les lumières sont éteintes. Bizarre... Christophe m'avait dit qu'il ferait des pizzas pour ses amisaujourd'hui... attends, je le vois là, dans le noir! Merde, les plombs ont dû sauter! " Je m'avance vers la cuisine pour demander à la sillouette noire de Christophe qu'est ce qu'il se passe mais aussitôt j'ouvre la porte celui-là même m'attrappe vigoureusement le bras et me pousse à l'intérieur de la maison plongé dans les tenèbres, en disant " Viens par là, attends, ne dis rien, je vais te montrer un truc, avance!" et là, arrivés au salon, les lumières s'allument et des amis ( quelques-uns que je n'avait pas vu depuis des lustres) crient un indefectible "SURPRISE!" et me voilà en plein délire... c'est comme dans un rêve...
voilà, j'ai finalement envoié le recours gracieux... vous savez, la lettre que je devais envoyer à la prefecture pour dire: "euh, non, non, chuis pas d'accord, d'abord si, je me casse le cou à faire des vraies études et puis je suis désolé mais les arts appliquées c'est pas la même chose que les arts plastiques donc je me remets pas dans une filière où j'avais déjà échoué alors j'aimerais bien finir mon année, allez, soyez gentil!" avec plein de papiers à l'appui pour prouver que je me demène dans tous les sens depuis début 2005.